Le Grand Paris, un bilan d’étape.

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La discussion du projet de loi a eu lieu, du mardi 24 au vendredi 27 novembre devant l’Assemblée Nationale.
Les députés étaient très peu nombreux ce qui pourrait laisser penser que le projet n’intéresse qu’une partie infime de la représentation nationale. Il est aussi possible que les députés, de droite comme de gauche, soient convaincus que les jeux sont faits, que le gouvernement, sous l’impulsion du président Sarkozy ait décidé de passer en force et que les décisions importantes seront prises sans tenir compte des critiques et des propositions.
Le déroulement des débats renforce cette dernière hypothèse. En effet, malgré l’attitude plutôt critique du rapporteur du texte, Yves Albarello, député UMP de Seine-et-Marne et du rapporteur de la commission des finances, Gilles Carrez, député du Val-de-Marne lui aussi UMP, le grand « ordonnateur » du projet Christian Blanc s’est comporté de façon totalement autiste en refusant systématiquement tout aménagement à son texte.
L’opposition socialiste et néo-communiste a pu développer des critiques souvent justifiées sans avoir de réponses pertinentes à ses attaques.

Il résulte des débats que les députés ne sont pas totalement opposés à la création de cette nouvelle ligne de métro, malgré son tracé incertain et son coût démesuré. Mais l’unanimité des intervenants s’est faite sur la priorité à apporter au recalibrage et au développement du réseau existant qui est manifestement complètement saturé.
Le deuxième volet du projet, la création d’un pôle d’activité sur le plateau de Saclay, n’a pas été non plus critiqué même si personne n’en voit précisément l’intérêt ni l’urgence.

Au fil des débats, le projet du Grand Paris, mollement défendu par un Christian Blanc un peu bousculé et visiblement fatigué s’est progressivement dégonflé, laissant voir l’incohérence de sa structuration, l’absence de réflexion qui a présidé à sa conception et les insuffisances de sa préparation.
Comme pratiquement tous ceux présentés devant l’assemblée, les cinq amendements soutenus par le député–maire de Saint-Maur, Henri Plagnol ont été soit retirés, soit rejetés.

Après ce débat, la plus totale obscurité règne toujours sur le tracé de cette future ligne de métro rapide et sur la nature de sa construction.
Aérien ou souterrain ? Mystère !
Selon une réponse de Monsieur Blanc faite à une demande de précision de Monsieur Plagnol, ce pourrait être souterrain.
Quant au nombre de gares et à leur positionnement, même approximatif, mystère aussi !
Pour le coût exact du projet et à la procédure de son financement, mystère encore !
Feuilleton à suivre donc !

Prochain épisode, mardi 1er décembre à 16 heures pour le vote à l’assemblée.

Note: Le plan qui précède cet article a été publié dans le Journal Du Dimanche du 21/22 novembre. C’est donc le document graphique le plus récent concernant ce dossier. A préciser qu’il ne présente aucun caractère officiel. On y remarque, dans la zone qui intéresse les saint-mauriens, un infléchissement vers le sud du tracé entre la future gare de Villejuif-Evry et celle de Descartes-Noisy. Pour l’auteur du dessin, la connexion entre le « grand huit » et la ligne A du RER se ferait à Sucy-Bonneuil.
Sur le même document figure une liaison bus entre Noisy-le-Grand et la gare RER de Saint-Maur-Créteil.
Reprise du projet « Orbi Val » ?

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